30 ans du cinéma

Le mardi 14 mai 2019, les élèves de CM1-CM2 se sont rendus au cinéma l’Image à Plougastel afin de visionner le film Hugo Cabret.

En voici un bref résumé : Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu’un étrange automate dont il cherche la clé – en forme de cœur – qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n’est que le début de l’aventure…

Le film est l’adaptation du roman graphique l’invention de Hugo Cabret de Brian Selznick. C’est aussi un hommage à Georges Mélies (1861-1938), pionnier de l’art cinématographique, considéré comme l’inventeur du cinéma de fiction et des effets spéciaux et l’auteur du premier film de science fiction de l’histoire du cinéma, le Voyage dans la Lune (1902). L’histoire s’inspire des dernières années de la vie de Méliès : après la ruine de son studio et la fin brutale de sa carrière de réalisateur, il est devenu marchand de jouets et de confiseries, et rumine ses souvenirs dans le hall de la gare Montparnasse. C’est là que le jeune Hugo va faire sa connaissance, après de nombreuses péripéties.

Les élèves ont beaucoup apprécié ce moment ainsi que le film. Cette projection s’est faite en lien avec les 30 ans du cinéma l’Image. Les élèves de CM1 ont pu profiter d’un moment après le film pour visiter les coulisses du cinéma, l’occasion de voir l’ « envers » du décor.

Le visionnage du film correspond aussi à une partie du programme d’histoire enseigné en CM2 : les progrès liés à la révolution industrielle des années 1880. Le film fait également référence à la guerre 14-18, un sujet largement traité l’année dernière lors du voyage scolaire à Verdun. Le film se déroule dans la gare Montparnasse,

Quelques impressions des enfants recueillies après le film :

Le temps a passé vite.

J’ai trouvé que Hugo Cabret avait beaucoup beaucoup de chance…

La gare c’est celle que l’on déjà dessiné.

J’ai bien aimé mais j’ai trouvé le film long.

C’était un très beau film avec des décors soignés

(En parlant de la scène de l’horloge) : il a trop de chance pour que ce soit vraiment réel.

Ca fait rêver.

J’ai ressenti beaucoup d’émotions.

L’automate me faisait peur.

J’ai vraiment aimé car il y avait beaucoup de fantastique, le film raconte une histoire passionnante, et des aventures un peu extraordinaires.

Toujours dans le même cadre, les élèves retournent au cinéma la semaine prochaine afin de visionner Avril et le monde truqué. Ce sera l’occasion pour les CM2 de visiter à leur tour les coulisses.

Coups de cœur à la médiathèque

Mardi 19 mars 2019, les enfants de CM1-CM2 B se sont rendus à la médiathèque et ont rencontré les comédiens du Théâtre Piba, qui mettent en scène et interprètent la pièce Les échelles de nuages, écrite par Dominique Paquet.

En résumé, l’histoire se passe en Chine. Un soir, Zao Ming confie à son ami Shen You qu’il ne restera pas une heure de plus chez lui. Pourquoi ? Parce que la Chine change trop vite, l’argent commande tout, ses parents en sont devenus les esclaves et ne s’occupent plus de lui. Son ami le suit. Ils iront, d’épreuves en épreuves, jusqu’au bout du monde avec comme compagnons de route des pinceaux et des mots pour dire le monde comme il va et comme on le rêve.

Echanges avec les comédiens

Les élèves ont pu exprimer leurs impressions de lecture avec Typhaine, comédienne dans la compagnie Piba qui joue le rôle de Shen You et Léo Guillerm, qui interprète Zao Ming, celui qui veut partir.

L’adaptation du texte en breton a été faite par Aziliz qui était également présente. Les comédiens ont confié aux enfants qu’ils avaient eu besoin de lire le texte plusieurs fois afin d’accéder au sens de l’histoire.

Voici quelques réactions des élèves après avoir lu la pièce :

« C’est bizarre…

Un monde imaginaire !

C’est leur imagination qui leur joue des tours.

Ils ont la tête dans les nuages.

Ils croient qu’ils sont les héros d’une histoire racontée par d’autres enfants.

Pourquoi leurs têtes ont-elles disparu ?

Combien de temps dure le voyage ?

Pourquoi le poisson avait-il la tête de l’instituteur ?

Pourquoi la tresse de la grand-mère les faisait dormir ?

Qu’est-il arrivé à leur famille ?

Pourquoi croient-ils que le monde est plat ?

D’où vient la fièvre ? Comment cela a-t-il passé ?

Comment peut-on lire sur une carapace de tortue ?

Je n’ai pas trop compris les deux derniers chapitres de l’histoire. »

Certains enfants se sont montrés un peu étonnés par cette histoire, qui se déroule entre rêve et réalité. Ils ont quand même été impatients d’en connaître le dénouement…et se sont posé de nombreuses questions à l’issue de la lecture, sur le sens du texte, tout comme les comédiens.

Pourquoi ce titre ?

Les échelles de nuage, cela évoque le rêve, …

En réalité, c’est la traduction d’un mot chinois pour dire quelque chose de concret : cela renvoie à une expression qui décrit des échelles réellement utilisées il y a plusieurs siècles qu’on plaçait contre les parois des châteaux forts pour donner l’assaut (quand il y avait la guerre).

Dominique Paquet a voulu utiliser cette expression pour jouer avec les mots.

Zao Ming signifie : forger son destin.

Les enfants ont réfléchi sur la notion de destin : « C’est le futur qui se fait tout seul sans qu’on puisse vraiment décider. C’est quelque chose qui est prévu à l’avance, un avenir qui serait écrit. » Or, lui veut décider de ce qui va lui arriver.

Shen You veut dire le voyage de l’esprit – Les choses lui conviennent mais … il accepte quand même de suivre son compagnon par amitié.

Les deux personnages sont comme le Ying et le Yang, l’un ne peut voyager sans l’autre. L’un ramène l’autre à des réalités concrètes, et l’autre fait rêver l’un.

A la fin, quand ils sont assis au bord du monde, ils se redessinent un reflet, un visage, ils se redonnent la vie qu’ils ont envie d’avoir. Devant ce rien, ils vont le remplir avec leur histoire. C’est un monde imaginaire partagée à deux.

Quelques éléments pour comprendre l’histoire

Dans la pièce, il y a beaucoup d’images.

Zao Ming veut partir car toute sa famille a changé son mode de vie.

Shen You va le suivre pour être avec lui. A un moment, il tombe malade et on peut se poser la question de la gravité de la maladie (Il guérit avec une tasse de thé).

On peut penser que les enfants sont en train de jouer, ce qui explique l’intervention des éléments fantastiques dans l’histoire et une guérison miraculeuse.

Ils sont très seuls. Il n’y a que deux personnages, pas d’école, pas de famille, pas d’animaux, pas de paysan. Les enfants grandissent au fur et à mesure de leur voyage, et pendant ce temps, les choses changent. Shen You n’est pas gêné par ce changement. Pour Zao Ming, c’est différent. Dans le jeu, les enfants s’évadent car personne n’est là pour leur dire quoi faire, les choses n’obéissent pas à des réalités concrètes.

Les événements étranges leur permettent de se souvenir du passé, de tourner les choses en dérision. Ils ingèrent le passé et cela reste en eux. C’est ce qui se passe lorsqu’ils pêchent un poisson qui a la tête de leur ancien instituteur. Ils réussissent quand même, certes avec difficulté, à le découper et le manger afin de survivre.

De nombreuses aventures

Quand ils se regardent dans la rivière, les enfants s’aperçoivent qu’ils n’ont plus de reflet.

Ils lisent dans une carapace de tortue.

Shen You est très attaché à la tresse de sa grand-mère qu’il emporte avec lui dans ce voyage improbable.

Quand Shen You tombe malade, cela leur permet de faire une pause, ils s’entraident. Tous les deux peuvent se débrouiller seuls, ils affrontent ensemble les épreuves qui les attendent.

Un peu de vocabulaire

Les didascalies : ce sont les indications de mise en scène, qui vont aider les comédiens à jouer la pièce.

Dans le théâtre radiophonique, les comédiens disposent de beaucoup de micros, pour la bouche, le corps et les pieds. Des objets permettent de créer l’ambiance dans les différents tableaux. Les spectateurs disposent de casques audio.

Pour voir la pièce :

Les enfants ont été invités à venir voir la pièce le mardi 26 mars à la salle Avel Vor à Plougastel à 20 heures.

Les comédiens ont lu le tableau V, puis comme Shen you et Zao Ming, au cours de leur voyage, les enfants ont joué à inventer des titres poétiques.

En voici quelques-uns, directement sortis de leur imagination :

L’oiseau de feu, le gobeur de bâtiments, de pays ou de planètes, la porte qui s’ouvre, un psychopathe lécheur de pied, un mur de chaussures, l’épingle à nourrice, le chat tueur, le p’tit mammouth, un bébé râleur, ma nouvelle maman, le poussin contre le doudou, un canard beaucoup trop bavard, ma vie, un voleur de vache, une limace à la ramasse, l’assaut des lunettes, la révolte des cloportes, la chance …

Avec des verbes …

La peluche se réveille, un enfant sage qui disait des gros mots, j’ai perdu une dent, j’ai mangé ma grand-mère, le cow boy qui ne savait pas monter à cheval, l’arbre qui ne pousse pas, l’argent ne tombe pas du ciel, je suis toi tu es moi, le futur n’est pas écrit…

Pour finir, les comédiens ont demandé aux enfants de réaliser un dessin sur la pièce ou d’illustrer une scène qui les a marqués, ceci afin de garder trace de cet échange particulièrement intéressant et riche en réflexion.

Le jazz…

Jeudi 25 janvier 2019, les élèves de CM1 et de CM1-CM2 se sont rendus à l’auditorium de Brest afin d’assister à un concert de jazz donné par les élèves de l’école Ana Marly.

Les enfants ont écouté attentivement les musiciens en herbe de la Classe à horaires aménagés, qui se produisaient sur scène. Ils ont identifié quelques caractéristiques de ce style de musique originaire de la Nouvelle Orléans et notamment la part de l’improvisation.

Plusieurs morceaux avec des rythmes différents ont été joués : little sun flower, song for my father….

Les instruments utilisés étaient de tout ordre : clarinettes, trombones, trompettes, saxophone, piano, harpe, accordéon, violoncelle, guitare (classique et électrique), etc.

Les élèves ont beaucoup apprécié cette approche concrète des différents instruments composant un orchestre de jazz.

Le volley, c’est top !

Depuis le 21 février, le jeudi matin, les CM1-CM2 B se rendent à la salle du Cléguer afin de participer à des séances d’initiation au volley, animées par un membre du club de l’étoile Saint-Laurent (Brest) : Jean.

Au programme : des échauffements : passes à 10 doigts, manchettes, services, et une première familiarisation avec le ballon de volley.

A partir de la quatrième séance, les élèves ont travaillé avec les filets : se faire des passes, travailler en équipe et faire passer le ballon au-dessus du filet.

Lors des séances suivantes, ils ont appris les règles de ce sport collectif et ont participé à des petits matchs et tournois. Ce n’était pas toujours facile de compter les points.

Les élèves se sont montrés intéressés par la découverte de ce sport accessible à tous mais assez peu pratiqué en club.

Attention, c’est un sport qui demande un peu de persévérance et de condition physique.

C’est maintenant au tour de la classe de CM1-CM2 bilingues de participer aux séances d’initiation.

Journée mondiale de l’Eau

Vendredi 22 mars 2019, les élèves de CM1-CM2 B et de CM2 A se sont rendus aux ateliers des Capucins à Brest afin de participer à la Journée Mondiale de l’Eau. Au programme, une série de six ateliers tournants avec les thèmes suivants :

– Bretagne vivante : mieux connaître les zones humides,

– Les petits Débrouillards : l’eau dans tous ses états,

– Electriciens sans frontières,

– Vidéos de solidarité internationale,

  • Cercle des Etudiants Naturalistes Brestois – les microplastiques dans les océans,
  • Amitié Madagascar Bretagne (l’eau pêle-mêle).

Première étape :

Les enfants ont rencontré les membres de Bretagne Vivante : une association chargée de la protection de l’environnement qui organise des ateliers et des animations pour mieux connaître la biodiversité, et mieux la protéger ; elle est présente à Brest et dans toute la Bretagne !

L’eau source de vie

En résumé, les zones humides sont un peu comme des éponges : elles servent de réservoir, elles retiennent l’eau, puis l’eau s’en va : dans les ruisseaux, les rivières, les lacs, où on la prélève pour la nettoyer et l’envoyer vers les robinets des habitations. Les zones humides servent de refuge, permettent d’éviter les inondations, protègent beaucoup les animaux et les plantes. Ce sont des endroits dans lesquels il y a beaucoup d’eau dans la terre.

Or, beaucoup de zones humides disparaissent au fil des ans, remplacées par des constructions, des parkings, etc. Cela implique la disparition de certaines plantes et animaux spéciaux qui vivent exclusivement dans les zones humides.

Quelques exemples de zones humides :

Une rivière, un torrent, un ruisseau, un estuaire, un étang, un lac, une tourbière, une prairie humide, un lavoir, un marais, une mare naturelle…

Les enfants ont participé à des jeux afin de mieux comprendre les enjeux de ces zones humides.

Etape numéro 2 :

Site internet : http://www.lespetitsdebrouillards.org/

Les Petits débrouillards, c’est une association qui a pour objectifs : une vulgarisation par la démarche expérimentale des sciences humaines, des sciences pures, une approche scientifique par le jeu.

Les enfants ont réalisé des expériences afin de mieux comprendre le cycle de l’eau.

1er défi

Faire flotter de la pâte à modeler, puis faire flotter le trombone.

2ème défi

Pêcher le glaçon

Ingrédients : un glaçon, un bout de ficelle, du sel.

Solution : Mettre le bout de laine sur le glaçon, mettre le sel dessus et attendre. C’est le même procédé quand on met du sel sur les routes.

Les enfants ont beaucoup apprécié des petites expériences que l’on peut facilement refaire à la maison.

Stand numéro 3 : Electriciens sans frontières compte une soixantaine de personnes dans la Bretagne, 1300 dans toute la France.

Un constat : Au Burkina Faso, les enfants mettent une demi-heure à trouver de l’eau, ils rapportent 15 litres, 15 kg à porter, tous les matins tous les jours.

En Haïti, des petites filles passent deux heures à aller chercher de l’eau.

Les Africains ont besoin d’aide pour avoir de l’eau à disposition, notamment dans les écoles.

L’association Electriciens sans Frontières, s’occupe de creuser et d’effectuer des forages, parfois à plus de 70 ou 80 mètres afin d’accéder aux réserves d’eau. Ils peuvent le faire grâce à des donateurs, la ville de Brest, des syndicats d’eau et d’électricité, des fondations, etc.

Les enfants ont pû observer la modélisation d’un forage dans un hôpital. Cela fonctionne selon le principe du château d’eau, il faut tourner une pompe pour remonter l’eau. Le but est maintenant d’utiliser un moteur et de créer de l’électricité afin de faciliter le travail (à l’aide de panneaux solaires).

Etape 4

Les enfants ont visionné les vidéos de solidarité internationale :

La gestion de l’eau et de la pollution de l’eau au Sahel

Les solutions pour économiser l’eau

L’accès à l’eau dans les écoles.

L’eau sur terre : origine et quantité utilisable sur terre.

Stand 5 : Cercle des Etudiants Naturalistes Brestois.

Les enfants ont observé le cheminement d’une bouteille à la mer. Le sel et la mer dégradent la bouteille, les morceaux de plastique deviennent très petits et se transforment en plastiques invisibles que l’on appelle des micro plastiques.

Les étudiants ont parlé aux enfants du septième continent : une zone où il y a énormément de plastiques rassemblés par le gyre. Des courants forment des tourbillons et amassent tous les plastiques qui se trouvent dans les océans. Les animaux marins ingèrent ces plastiques et cela a un impact également sur les larves d’animaux.

Dernière étape : Amitiés Madagascar Bretagne

Une association qui s’occupe de l’éducation et de la formation professionnelle, C’est un centre de formation rurale, où les jeunes peuvent se former aux cultures légumières et petits métiers.

Les enfants ont déjeuné dans le jardin du plateau des Capucins et ont profité d’une heure de midi très ensoleillée.

La journée a été très riche pour les enfants !

Cela leur a permis d’appréhender les enjeux de l’eau dans des contextes et environnements variés.

Au dodo !

Le thème d’année du projet Eco-école est la santé cette année.

Dans ce cadre, Marjorie LAVAUD, diététicienne référente auprès du pôle jeunesse et famille, travaille pour Défi Santé Nutrition, association de prévention nutritionnelle. Elle intervient essentiellement dans les écoles et les collèges auprès des jeunes.

Lundi 28 janvier et vendredi 1er février, les élèves de CM ont assisté à une intervention sur le thème du sommeil, animée par Marjorie.

A cette occasion, les enfants ont pu observer le train du sommeil et détailler les principales phases : sommeil léger, sommeil profond et sommeil paradoxal.

Un enfant doit dormir environ 10 heures, un adolescent environ 9 heures et un adulte 7 heures. Sommeil et nutrition sont étroitement liés. Le train du sommeil dure 90 minutes pendant lesquelles différentes phases se succèdent.

Avant de dormir, des signaux indiquent à notre corps qu’il est temps de se coucher : frissons, bâillements, les yeux qui piquent. Il existe des voleurs de sommeils : les écrans, un repas riche en graisses ou en quantité, les disputes, l’énervement.

Et des copains du sommeil : un gros câlin, la méditation, les puzzles, la lecture, toucher quelque chose de doux (les doudous).

Les bienfaits du sommeil sont les suivants pendant la nuit : le corps grandit, on mémorise les choses qu’on a apprises dans la journée, récupérer, regagner de l’énergie.

Parfois, le soir on a besoin de temps pour s’endormir : 20 minutes. On a aussi besoin d’une couverture pour dormir, sinon on perd de la chaleur.

Les enfants ont aussi parlé de leurs expériences personnelles en matière de sommeil et d’endormissement.

Cette intervention a été l’occasion de rappeler quelques principes de bon sens.