Des murs en poésies

Dans le cadre du printemps des Poètes, la médiathèque Anjela Duval a organisé un concours de haïkus auquel ont participé les classes de CM. Le concours avait pour objet la création d’un bref poème respectant les codes du haïku : une vingtaine de syllabes, une césure, une allusion saisonnière, le tout en trois vers distincts.

Le thème retenu était « La Mémoire »

Samedi 23 juin 2018, le maire a invité la classe de CM1-CM2 B avec les deux lauréats pour l’inauguration des murs en Poésie et la découverte des quatre nouveaux haïkus dans la ville. A l’issue de la promenade, une remise de prix a eu lieu à la médiathèque.

Initiation au base-ball

En ce mois de juin 2018, les élèves de CE1et de CM1 ont participé à une initiation au base-ball, animée par Nadia LE BARON, présidente et coach du club de base-ball et de soft-ball de Plougastel-Daoulas. Le club compte actuellement 25 licenciés. Les enfants ont commencé par s’échauffer les bras et les jambes, puis ils ont pris conscience que les équipements de protection garantissent leur sécurité.

Nadia a commencé par expliquer quelques notions de base aux enfants, notamment pour les familiariser avec le matériel.

Les attaquants portent un casque et frappent la balle avec une batte.

Les défenseurs mettent un gant, une extension de leur main. Si on est droitier on porte le gant sur la main gauche. Si on est gaucher, on porte le gant sur la main droite. Les joueurs ont besoin de la main la plus forte pour lancer, donc celle qui ne porte pas le gant.

Les enfants doivent être concentrés afin de savoir où se situe la balle et ne pas la recevoir. Ils jouent avec des balles d’entraînement, avec du liège à l’intérieur (différent du bois). Les joueurs expérimentés eux peuvent renvoyer la balle à une vitesse comprise entre 140 et 160 km/h sur le terrain !

Nadia a ensuite expliqué aux enfants le positionnement du receveur (celui qui frappe la balle). Le marbre est le point de départ et d’arrivée. Il faut mettre la batte sur l’épaule et positionner ses mains correctement. Quand la balle arrive dans la zone, le batter frappe la balle puis doit courir tout de suite (ne pas oublier de poser la batte !).

Après quelques explications supplémentaires sur les règles et les différences entre le base-ball et le soft-ball, le jeu a pu commencer.

Tout en pratiquant ce sport, les enfants doivent réfléchir et se poser la question suivante : une fois arrivé à une base, est-ce que la balle a été attrapée ou est-ce que je continue jusqu’à la base prochaine ? Si le joueur est en train de courir alors que la balle a été attrapé, alors il est éliminé.

Le base-ball favorise l’esprit d’équipe par la disposition sur le terrain, c’est un sport de concentration, de tactique et de concertation.

En conclusion, Nadia a fait partager sa passion aux enfants et leur a parlé des matchs joués aux Etats-Unis par les professionnels.

Normalement, seules quatre personnes sont à l’intérieur du terrain, c’est un sport de patience, car un match peut durer entre trois et quatre heures, les joueurs peuvent faire jusqu’à 162 matchs (mars – octobre) par saison, il y a des phases de pool et des phase de finales, un match par soir. Il n’y a pas de mi-temps. Un frappeur réussit 30 pour cent de ses balles. Toutes les autres sont manquées, Les moins bons frappent 10 pour cent ou 15 pour cent des balles. Les meilleurs 33 pour cents. Un match de professionnels  commence toujours par un hymne, chacun se positionne dans un dugout (abri des joueurs).

Le filet derrière le catcher s’appelle un back stop, il sert à récupérer les balles et à protéger les spectateurs. C’est un sport asymétrique qui se joue à neuf contre un (neuf joueurs en défense et un attaquant) et qui nécessite beaucoup de mental. Un home run se produit dans le cas suivant : quand la balle est frappée, lancée en dehors du terrain et on ne peut la récupérer. Tous ceux qui sont sur base continuent leur tour et marquent des points.

Enfin, le match de base-ball se joue en neuf manches aux Etats-Unis (9 fois en attaque et 9 fois en défense). En France, on joue avec un temps déterminé.

Le terrain est en forme de diamant.

Soyons amis…lecteurs !

Vendredi 15 juin 2018, les élèves de CM1-CM2 B et de Moyenne Section B (classe de Malou) se sont rendus à la médiathèque pour finaliser le projet ami-lecteurs. Les élèves de moyenne section ont choisi un album que leur ami-lecteur leur a conté.

Pendant l’année scolaire, les élèves s’étaient déjà rencontrés à plusieurs reprises sur le principe suivant : les élèves de CM préparent la lecture d’un album et quelques questions de compréhension qu’ils posent ensuite aux élèves de moyenne section.

L’objectif des CM est d’améliorer la lecture à haute voix, de s’habituer à avoir un auditoire. Cela leur apprend aussi la bienveillance envers les plus jeunes.

Durant la dernière semaine de classe, un petit goûter clôturera l’année scolaire.

Brodons à l’école !

En fin d’année 2017, (mois de novembre et décembre), les élèves de CM ont participé à une initiation à la broderie avec l’association Brodons à l’école.

Les enfants ont commencé par choisir le motif qu’ils souhaitaient effectuer, puis le point : point de chaînette ou point de croix et la toile : toile aïda ou drap de laine.

Le projet pédagogique porte sur les thèmes respectifs de la connaissance du patrimoine, du travail manuel et de la transmission du savoir incluant l’apprentissage de la broderie de Plougastel.

La broderie a permis aux élèves de développer leur motricité fine ainsi que le sens de l’orientation (dessus, dessous, en haut, en bas, diagonale, etc) et les repères spatiaux. Ils ont appris la persévérance et la patience, aller jusqu’au bout (car sinon le travail ne représente pas grand-chose). Il n’y a qu’à la fin que l’on peut vraiment se rendre compte de ce que l’on a fait.

Ils ont acquis du vocabulaire : fil mouliné / coordonné, bobine, écheveau, broderie Richelieu (avec des jours), le point de feston (boutonnière), la broderie sur tulle (coiffes Bigouden), le crochet, la broderie Glazik (7 couleurs)….

Petite histoire de la broderie :

Au départ, certains riches paysans voulaient se démarquer des autres plus pauvres en brodant des motifs sur leurs vêtements. Les brodeurs s’installaient dans les fermes, le temps de réaliser leur ouvrage.

David Le Gac est le parrain de l’association Brodons à l’école, il a fait son apprentissage avec le brodeur et styliste Pascal Jaouen.

Les enfants ont beaucoup apprécié ces moments de partage et de convivialité avec les personnes de l’association. Vous pourrez bientôt découvrir leurs œuvres….

Les CM1 à la découverte de la vie monastique

Lundi 12 juin, le lendemain de la fête des Fraises, les élèves de CE2-CM1 (CE2-CM1 bilingues, CE2-CM1 A, CM1 B, CM1 C) se sont rendus à Landévennec pour la journée. Ils ont stationné près de l’église du village et ont commencé par effectuer des croquis de ce qu’ils voyaient en tenant compte des quatre dimensions du paysage : le patrimoine religieux, les éléments du littoral, l’opposition moderne et ancien, la végétation présente sur le site. Les enfants ont beaucoup apprécié ce moment passé en pleine nature.

Ils ont aussi pratiqué le Land’art : une technique artistique à base d’éléments présents dans la nature. Quelques exemples de réalisation : l’arc de Triomphe, une tortue, les outils de la broderie, une spirale, un château, un temple, etc.

A l’abbaye, après avoir assisté à l’office de None (neuvième heure) qui ouvre le travail de l’après-midi, les enfants ont visionné un film relatant la vie des moines. Ils ont appris que Saint-Guénolé est venu s’installer avec quelques compagnons sur le site en 485. Après l’abandon du monastère pendant la Révolution, l’occupation a reprise à partir de 1950 avec l’aide des habitants la région.

Les enfants ont ensuite rencontré le frère Florent, moine à l’abbaye depuis 9 ans, ils ont pu lui poser des questions.

Une vie de silence, pourquoi ?

Est-ce que les moines sont célibataires ?

Pour quelle raison prier aussi souvent dans la journée ?

Est-ce qu’il y a un loyer à payer ?

Est-ce qu’il y a des femmes ?

A quel âge peut-on entrer au monastère ?

Quand les moines sortent, est-ce qu’on peut les reconnaître ?

Est-ce que lorsqu’on est rentré dans l’abbaye on peut en sortir ?

Est-ce que le moine change de nom ?

Est-ce qu’on est obligé d’assister à la prière si on n’a pas envie de prier ?

Que font les moines pendant leur temps de loisirs ?

D’où vient le mot abbaye ?

D’où vient le mot monastère ?

Le frère Florent a répondu patiemment à chaque question et a fourni les explications suivantes.

Chacun des frères a tout quitté pour suivre le Christ comme les premiers moines. Ensemble ils recherchent le contact avec Dieu à plusieurs moments dans la journée. C’est « comme un amoureux qui lit et relit les lettres de sa bien-aimée. » Grâce au silence, cette rencontre devient possible et cela rend attentif à la présence du seigneur. Les moines vivent sous la direction du père abbé qui encourage, console, reprend, parfois. Ils se lèvent dès 4 h 30 le matin.

En dehors des prières, ils assurent les différents travaux nécessaires à la vie et à l’entretien de la communauté. Ils transforment les pommes en compote puis confectionnent des pâtes de fruits, ils tiennent aussi le magasin. Toutes les activités se déroulent dans l’enceinte du monastère. Saint-Benoît a aussi prévu dans ses règles des temps de rencontre fraternels où les moines partagent entre eux les joies et les peines qui leur sont confiées.

Aujourd’hui, on compte 18 moines dans l’abbaye (Le plus jeune a 36 ans, le plus ancien 92 ans). Mais cela n’a pas toujours été le cas. Avant, ils étaient beaucoup plus nombreux. D’où la taille des bâtiments. Il faut en moyenne 7 ans de formation avant de commencer à être moine.

Avant de remonter dans le car, chaque enfant a goûté une pâte de fruits offerte par les moines.

Rencontre avec un auteur

Vendredi 1er juin, les élèves de CM1-CM2 B ont pris le chemin de la médiathèque pour rencontrer un auteur de bande dessinée. Agé de 40 ans, d’origine rennaise, Stan Silas est l’auteur de deux célèbres trilogies : Biguden et Super caca (illustrations). Les enfants ont commencé par s’imprégner de l’univers de Stan Silas. A l’issue de leurs lectures, ils ont pu lui poser des questions sur son travail.

« D’où est venue l’idée de la série Biguden ?

Au départ une association qui organise des échanges avec le Japon a demandé de représenter une mascotte qui symbolise la région Bretagne. Puis la mascotte s’est transformée en histoire.

Dans la série Biguden, les éléments qui rappellent le Japon sont d’ailleurs nombreux : dessin évoquant les mangas, tâche rouge sur la couverture, coiffure du personnage, façon de s’habiller.

Ce sont des albums que Stan Silas a réalisé seul.

Et pour Super Caca ?

C’est une histoire conçue à trois. Cela va plus vite, donne de bons résultats, et on utilise les compétences de chacun.

La BD c’est trois métiers différents. Davy Mourier a écrit les textes, Stan Silas a réalisé les illustrations, Valérie Sierro a fait la mise en couleurs.

Il y a beaucoup de personnages.

Dans les histoires que vous racontez, est-ce qu’il y a quelque chose de vous ?

Oui, il y a un peu des auteurs dans chacun des personnages.

Dans Super caca, Davy Mourier a d’ailleurs inséré les concepteurs de l’histoire.

Pourquoi avoir choisi l’univers des BD ?

Stan Silas adore dessiner des personnages et leur faire vivre des aventures.

Est-ce que vous aimez bien votre métier ?

Oui beaucoup même si cela demande beaucoup de temps et d’investissement.

A quoi servent les cartes insérées dans les BD ? C’est une idée du service marketing : les personnes qui travaillent pour vendre les BD. Ils ont également eu l’idée de l’autocollant qui sent la fraise, et des cartes à collectionner dans chaque album. Ces cartes figurent uniquement dans la première édition et comportent un résumé avec les histoires des personnages.

Pourquoi le style manga ?

Stan Silas adorait les BD comme les schtroumpfs et ensuite il est devenu fan de Dragon Ball. Depuis, il aime mélanger les deux styles.

Est-ce que vous avez fait des romans ?

Non car la passion initiale de Stan Silas est de dessiner.

Est-ce que vous faites des BD destinées aux adultes ? Parasite (humour noir, réservé à un public un peu plus âgé)

Comment avez-vous trouvé le nom de Super caca ?

Au festival d’Angoulême, le plus gros salon de la BD de France, Davy Mourier tout en animant la remise des prix faisait des blagues et c’est lui qui a trouvé le titre de la trilogie. »

Pour terminer la rencontre, Stan Silas a proposé aux enfants de dessiner les deux personnages : Biguden et Super caca, le crayonné au crayon papier et l’encrage, le trait définitif au feutre.

Il ont assisté à un petit cours de dessin pour tracer simplement Biguden : tracer un grand rond au centre de la feuille puis les parties du visage, la coiffure et la coiffe, les bras et les jambes, le tablier, etc. Les enfants étaient très fiers de ce premier croquis.

Stan Silas a enfin donné aux enfants quelques éléments spécifiques à la BD.

La narration franco-belge vient d’Europe.

Le style manga est facilement reconnaissable (se lit à l’envers, en noir et blanc, 200 ou 300 pages, expressions exagérées, par exemple : les bouches sortent du visage, les personnages ont de grands yeux).

Un autre style de BD est originaire des Etats-Unis : les comics, format de BD en couleur, très souple que l’on peut acheter toutes les semaines.